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US Open

Richard Alvear - Publié le 11/09/2017

Bilan (H) : Nadal a parfaitement fait le job

Chapô: 

L'US Open s'est conclu ce dimanche soir par l'indiscutable sacre de Rafael Nadal (1er ATP) qui a remporté à New-York son 16ème titre en Grand Chelem, en faisant parfaitement le job. Un tournoi qui ne restera pas dans les mémoires, sauf pour le Majorquin, compte tenu des absences de Stan Wawrinka, Novak Djokovic, Andy Murray, Milos Raonic, du rendez- vous manqué Federer/ Nadal en 1/2 finales et de la prestation d'ensemble calamiteuse des Français.

Rafael Nadal a facilement remporté son 16ème titre majeur à l'US Open - © DR
Rafael Nadal a facilement remporté son 16ème titre majeur à l'US Open - © DR

En parfait prédateur de titres du Grand Chelem qu'il est redevenu, tout comme Federer, Rafael Nadal (1er ATP) n'a pas laissé passer l'occasion de remporter, facilement, un 16ème titre en majeur lors de cette édition 2017 de l'US Open; Une édition tronquée (ndlr, absences de Stan Wawrinka, Novak Djokovic, Andy Murray et de Milos Raonic), qui ne restera pas dans les mémoires; D'autant plus que la 1/2 finale Roger Federer/ Rafael Nadal, que tout le monde attendait, n'a finalement pas eu lieu et que le tableau s'est trouvé totalement déséquilibré suite au retrait de Murray (après tirage), avec une partie basse décimée. Le Majorquin, qui a commencé en mode diésel (ndlr, 3 sets perdus lors de la première semaine), est monté en puissance au fil de sa quinzaine à Big Apple pour terminer en trombe avec une victoire indiscutable en finale ce dimanche soir en 3 sets limpides (6/3 6/3 6/4) face au surprenant Kevin Anderson (32ème ATP), auteur du meilleur tournoi majeur de sa carrière. Nadal a donc parfaitement profité des circonstances et fait le job, pour établir un petit rapproché avec Federer (ndlr, 16 titres majeurs désormais contre 19 au Suisse). A noter que l'Espagnol n'a pas à eu à battre un seul joueur du Top 20 pour l'emporter (ndlr, ce en quoi il n'est en rien responsable) et qu'il a disputé son dernier tournoi en Grand Chelem avec Toni Nadal, son oncle et coach, qui désormais ne le suivra plus en carrière.

Federer décevant, Anderson surprenant, Rublev et Shapovalov emballants

Pour Roger Federer (2ème ATP), déjà vainqueur de deux titres en Grand Chelem cette saison et qui était le grand favori, rien ne s'est pas passé comme prévu. Visiblement arrivé avec une préparation perturbée (dos), le Suisse a déçu à New-York et il n'aura finalement jamais été en mesure de l'emporter. Le Bâlois a du reste hypothéqué ses chances de titre d'entrée en "s'infligeant" 2 matchs en 5 sets face à Tiafoe et Youzhny; Les victoires contre F. Lopez et Kohlschreiber auront été des victoires en trompe l'oeil et finalement cela a coincé face à un Juan-Martin Del Potro revenu (presque) à son meilleur, qui l'a éliminé logiquement en quarts. A l'inverse, Kevin Anderson (32ème ATP alors) a réalisé le tournoi de sa vie en profitant d'une partie basse de tableau clairsemée, même s'il a eu le mérite d'éliminer Sam Querrey et Pablo Carreno- Busta. Mais en finale il a été clairement dominé en 3 sets (6/3 6/3 6/4) par Nadal. Deux grands espoirs du tennis mondial se sont également mis en évidence : Andrey Rublev tout d'abord, qui a atteint les quarts, et Denis Shapovalov, qui s'est hissé en 1/8èmes dans la foulée de son bel été nord-américain. En revanche, une nouvelle fois Grigor Dimitrov, battu en 1/32ème de finale par Rublev et Dominic Thiem, battu en 1/8èmes de finale, ont déçu. Quant à Alexander Zverev, désormais 4ème mondial, il a toujours autant de mal à briller en Grand Chelem. même s'il n'a que 20 ans.

Le bilan calamiteux des Bleus


Alors que le crû 2016 de l'US Open avait été bon avec 3 joueurs qui avait atteint les 1/4 de finales (Jo Wilfried TsongaGaël Monfils et Lucas Pouille), avec même Monfils qui avait atteint les 1/2 finales, l'édition 2017 a été, à l'inverse, calamiteuse pour les Bleus, tant sur le fond (résultats) que sur la forme (attitude). Contre- performances, méforme physique, blessures, attitude inapropriée, manque de dépassement soi ont souligné les maux récurrents du tennis maculin français depuis déjà quelques années. Dans ce contexte une nouvelle fois morose, la meilleure (ndlr, ou exactement la moins mauvaise) "performance" a été obtenue par Pouille (ndlr, 1/8èmes de finale mais 1/4 de finaliste en 2016) alors qu'il avait un énorme coup à jouer dans la partie basse du tableau. Monfils s'est retiré au 3ème tour (blessure) alors que Richard Gasquet, en manque de préparation (dos), a été battu d'entrée ainsi que Gilles Simon, qui n'obtient plus aucun résultat depuis de longs mois. Et comme un symbole, le jeune canadien Denis Shapovalov, plein d'énergie et ultra motivé, a éliminé au 2ème tour un Tsonga insuffisamment préparé et poussif. En clair pas au niveau pour un joueur de son calibre, qui délare vouloir remporter un jour un tournoi du Grand Chelem. Seul Adrian Mannarino, auteur d'un superbe été, aura joué à son niveau et classement en livrant un bon match face à Dominic Thiem au 3ème tour. Pour l'ensemble de leur "oeuvre" la sanction ne se sera d'ailleurs pas faite longtemps attendre. En effet, depuis ce lundi matin, il n'y a plus aucun Français dans le Top 15 à l'ATP. Une première depuis 10 ans !